Bases techniques

Avions En Papier

Pour faire ces avions vous pouvez utiliser une feuille d'imprimante standard (Lettre ou A4)

Pour utiliser un papier origami de 6 pouce x 6 pouce (15,24 x 15,24 cm)
Papier 8½ x 11

x = 6 x 8,5 / 11

x = 4,6 pouce

y = 6 - 4,6 = 1,4 pouce

Découpez 1,4 pouces (3,6 cm) de papier sur un côté,

pour obtenir une feuille de 4,6 pouces x 6 pouces.

(11,7 cm x 15,24 cm)
Papier A4 (21 × 29,7 cm)

x = 15,24 x 21 / 29,7

x = 10,78 cm

y = 15,24 - 10,78 = 4,46 cm

Découpez 4,46 cm de papier sur un côté,

pour obtenir une feuille de 10,78 cm x 15,24 cm.
Pour utiliser un papier origami de 8,5 pouce x 8,5 pouce (21,59 x 21,59 cm)
Papier 8½ x 11

x = 8,5 x 8,5 / 11

x = 6,6 pouce

y = 8,5 - 6,6 = 1,9 pouce

Découpez 1,9 pouces (4,8 cm) de papier sur un côté,

pour obtenir une feuille de 6,6 pouces x 8,5 pouces.

(16,764 cm x 21,59 cm)
Papier A4 (21 × 29,7 cm)

x = 21,59 x 21 / 29,7

x = 15,26 cm

y = 21,59 - 15,26 = 6,33 cm

Découpez 6,33 cm de papier sur un côté,

pour obtenir une feuille de 15,26 cm x 21,59 cm.

Portance

Placez une feuille de papier bien lisse devant la bouche et soufflez légèrement par en dessous, vous la verrez s'envoler : l'air qui s'écoule face à la feuille la porte (il crée une portance) (fig. 1).

Autrement dit : l'aile se soulève lorsque la pression de l'air est plus importante sur le dessous (intrados) que sur le dessus (extrados) de l'aile.

Lorsque l'on plie ou que l'on pince vers le haut l'intrados, l'air doit parcourir un trajet plus long et à plus grande vitesse sur le dessus que sur le dessous de l'aile.

La résistance accrue à l'écoulement de l'air crée une portance augmentée d'autant (fig. 2).

Sur les avions de ligne, l'angle formé par l'axe de l'aile et le stabilisateur, c'est-à-dire l'angle de calage, est déterminant pour la commande de profondeur (qui fait monter ou descendre l'avion). Cette fonction est assurée sur les avions en papier par les gouvernes de profondeur ou élévateurs (fig. 3 et 4). L'angle de calage doit être défini et formé avec beaucoup de précision.

Réglage fin (« trim »)

Cette étape est nécessaire pour donner à l'avion en papier le bon cap (la bonne direction) et le maintenir sur une trajectoire stable.

Pour éviter les piqués ou les décrochages, il est nécessaire de mettre en place des gouvernes de profondeur (élévateurs) et de bien régler leur orientation. Celles-ci se trouvent en règle générale sur le bord arrière de l'aile.

Sur ce dernier, il est facile de plier à la main le papier vers le haut ou vers le bas ; ces gouvernes peuvent être longues, courtes, larges ou étroites (fig. 5).

Leurs dimensions varient suivant la position du centre de gravité de l'avion.

Si celui-ci se trouve sur l'avant, les gouvernes doivent être de grande taille ;

s'il se trouve sur l'arrière, elles peuvent être plus petites.

Si les gouvernes de profondeur sont trop inclinées, l'avion oppose trop de résistance au vent et vole trop lentement. Il décrit un vol en forme de vagues (vol ondulé) et finit par s'écraser (fig. 6).

Si les gouvernes sont trop horizontales, l'avion est trop rapide et, là encore, s'écrase au sol (fig. 7).

Un autre réglage est essentiel : la gouverne de direction, qui donne son cap à l'avion.

Si possible toujours placée à l'arrière du fuselage (fig. 8), elle se plie comme les gouvernes de profondeur. Lorsque l'avion vire à droite (gauche), on peut contrer cette dérive en pliant la gouverne vers la gauche (droite) (fig. 9).

On peut aussi influencer le vol en donnant un profil particulier aux ailes. Cette opération consiste, comme nous l'avons vu pour la portance, à pincer ou plier le bord avant de l'aile (bord d'attaque), ce qui permet de s'opposer à un vent puissant.

On distingue bords d'attaque plié ou arrondi, et profils mince ou épais. Ces deux dernières formes caractérisent l'épaisseur de l'aile, qui, vue de côté, peut apparaître épaisse ou mince (fig. 10 et 11).

On peut intervenir sur certains modèles en imprimant aux ailes une dynamique (aérodynamisme). Par un « lissage » délicat, on leur donne une forme arrondie ou en S.

Avec le pouce et l'index, on lisse vers le bord arrière suivant un motif en éventail en tirant et en pinçant légèrement plusieurs fois avec l'ongle - on « façonne » pour ainsi dire l'arrondi (fig. 12).

Cette opération exige patience et application. De cette manière, on peut contrôler l'écoulement de l'air, ce qui renforce l'efficacité de la gouverne de profondeur (fig. 13 et 14).

   

Chaque étape exige de la minutie. Les ailes doivent avoir la même forme et la même position des deux côtés du fuselage et, si possible, décrire une forme en Y (dièdre positif) par rapport à ce dernier.

Des ailes déformées, d'épaisseur irrégulière ou non symétriques se répercutent négativement sur la portance et la trajectoire de vol (fig. 15 et 16).

   

Stratégie de vol

Les avions en papier exploitent le vent comme de vrais planeurs. Le mieux pour le décollage est de se placer en haut d'une pente, avec de bonnes ascendances thermiques et un bon vent de face (fig. 17).

Ces ascendances résultent de l'air chaud qui monte. Elles se forment en particulier dans les endroits secs, ensoleillés ou au sommet des pentes. Elles peuvent être ponctuelles (grosses bulles) ou former des colonnes continues portées par le vent.

L'avion en papier doit, si possible, être dirigé face au vent.

Si l'ascendance est assez forte, elle vient s'opposer au poids de l'avion et l'empêche de chuter ; l'avion reste à la même altitude.

Si l'ascendance est encore plus forte, notamment au-dessus de sites goudronnés, l'avion s'élève.

On a tout intérêt à lancer l'avion le nez légèrement vers le bas, pour la prise de vitesse. Exploitant au mieux les ascendances thermiques, il peut atteindre des altitudes importantes et, suivant les circonstances, planer plusieurs minutes dans les airs (fig. 18).