Boucles autodébloquantes

 

Le Canadien Bob Chisnall est un alpiniste renommé qui cherche toujours à trouver les meilleurs nœuds pour l'escalade. Il inventa ces boucles pour pallier les défauts des nœuds de Prusik. On dit qu'elles réduisent les risques d'accident.

 

Les boucles autodébloquantes comportent deux bouts: le bout de charge et le bout à dénouer. Le bout de charge descend des tours qui enserrent la corde de rappel et c'est une charge disposée à cette extrémité qui va serrer le nœud et le coincer sur la corde. Le bout à dénouer est parallèle à la corde de rappel et passe sous les tours du nœud. C'est en tirant ce bout qu'on dénoue le nœud: la traction fait glisser la boucle du dessus qui entraîne la suivante, et ainsi de suite.

 

Ces boucles présentent des avantages et des inconvénients.

 

La première version (charge en bas, fig. A-B) est plus fiable que le nœud de Prusik mais a tendance à bouger s'il y a du mou sur la corde, et il faut alors tirer très fort sur le bout à dénouer pour le faire glisser. Pour la seconde version (charge en haut, fig. A-B), si le nœud est un peu lâche, il glissera et se coincera; s'il n'est pas assez fortement serré, il glissera tel quel.

 

charge en bas

 

charge en haut

 

 

 

 

 

Accuil