Boite à bruits 2

Cette seconde boite à bruit génère des sons qui ne sont pas forcements toujours attendus. Elle est basée sur l'emploi de trois oscillateurs, deux travaillant à basse fréquence et un produisant le signal audible. Celui produisant le signal audible est régulièrement "perturbé" par les deux oscillateurs à basse fréquence. Chacun des deux oscillateurs peut être mis en ou hors fonction, quand un seul est actif, on se retrouve en présence d'une sirène (presque) traditionnelle. Quand les deux sont actifs, le son change sans arrêt, et on arrive à reconnaitre une certaine régularité quand leur fréquence est vraiment lente. Les deux oscillateurs modulants sont équipés d'une LED qui bat au rythme de leur pulsation, et six potentiomètres permettent de jouer sur la fréquence et sur les rapports cyclique des trois oscillateurs.

Schéma

Il n'est franchement pas complexe. Trois oscillateurs totalement identiques , mais des valeurs de condensateur différentes pour le troisième, qui est l'oscillateur modulé.

Boite à bruits 002

Les deux premiers oscillateurs, construits autour des paires Q1/Q2 et Q3/Q4, produisent un signal rectangulaire de quelques fractions de hertz à quelques hertz. Pour ce qui de leur vitesse de battement, vous pouvez les comparer à des métronomes. Le troisième oscillateur, construit autour de Q5/Q6, génère le signal sonore qui sera audible grâce au haut-parleur LS1 (LS = LoudSpeaker, ce qui signifie haut-parleur en anglais). La fréquence d'oscillation de chaque oscillateur est principalement déterminée par la valeur des résistances de polarisation de base des transistors, et de la valeur des condensateurs qui "se croisent" entre bases et émetteurs de chaque paire de transistors. Ici, nous laissons les condensateurs fixes, et si nous voulons modifier quelque fréquence que ce soit, cela se fait obligatoirement en modifiant la valeur des résistance de base, qui en temps normal sont reliées directement au plus de l'alimentation. Comme vous pouvez le constater, les résistances de base ont toutes été remplacées par une résistance et un potentiomètre câblés en série. La seule petite nuance entre les trois oscillateurs (qui doit vous sauter aux yeux) concerne le raccordement des potentiomètres du dernier oscillateur. Ces derniers ne sont pas raccordés au plus d'alimentation, mais sont reliés à un inverseur, qui les relie soit au plus d'alimentation, soit les relie à une des sorties des deux premiers oscillateurs, via une diode. J'ai bien dit une des deux sorties des premiers oscillateurs. Car ce type d'oscillateur, symétrique, possède deux transistors sur lesquels on peut récupérer le signal oscillant (les deux sont en opposition de phase, c'est à dire que quand une sortie est à l'état haut, l'autre est à l'état bas). Profitons-en pour constater que les deux sorties des deux premiers oscillateurs sont utilisées : une sortie pour moduler le troisième oscillateur, et une sortie pour alimenter une LED qui sert de témoin de vitesse d'oscillation. Pratique, non ?

Prototype

Réalisé sur une plaque d'expérimentation sans soudure, les potentiomètres de tableau ont été remplacés ici par des potentiomètres ajustables, qui abiment moins les trous des plaques d'essais.


 

 

 

 

 

 

 

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